Célébration de la journée internationale des droits des femmes, célébrée tous les 8 mars

 

            

« DONNEZ-MOI DES FEMMES PLEINES DE SAGESSE, POUR CONSTRUIRE UNE NATION BELLE ET SOLIDE »

Jamais cette citation instillée à l’envi par les aïeules à toutes les filles de mon pays, n’a eu meilleure résonnance, que pendant la journée internationale des droits des femmes, célébrée tous les 8 mars. Cette année la journée du 8 mars était célébrée par la présentation du « LIVRE BLANC » à l’Ambassade du Maroc en France, et du « SERMENT DE PARIS » au Ministère des Affaires Etrangères.

Le SERMENT DE PARIS a été initié parce que chaque jour encore, sur tous les continents, les droits des femmes sont bafoués, et que des femmes demeurent les victimes d’inégalités et de violences. Face à toutes ces injustices, la seule réponse possible est la mobilisation générale. C’est le premier sens de la journée du 8 mars. Dans son discours d’ouverture, Jean-Marc Ayrault a assuré sur la mobilisation du gouvernement français pour le droit des femmes, y compris en France, où de nombreux efforts sont encore indispensables en matière d’éducation, de formation et d’intégration professionnelle. Il a rappelé, en cette journée du 8 mars, la nécessité d’agir, toujours plus et ensemble, pour faire advenir l’égalité réelle.

En effet, dans le monde, 35% de femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles durant leur vie et au cours des dix prochaines années, 30 millions de femmes risquent d’être victimes de mutilations sexuelles. Face à ces maux, face à la nécessité de changer nos sociétés et nos mentalités, la France s’est engagée avec conviction par « Le Serment de Paris », à ce que les femmes puissent avoir accès à tous les moyens existants pour s’émanciper et s’autonomiser, et qu’elles doivent avoir les mêmes droits et les mêmes opportunités que les hommes. Ce qu’elle fait déjà en Tunisie, au Sénégal, en République démocratique du Congo, dans la zone sahélienne ou encore en Syrie, et elle le fait aussi en Europe.

Laurence Rossignol, Ministre en charge de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes a ouvert la table ronde et présenté le Serment de Paris en abordant le sujet « des féministes engagées pour les droits des femmes ».

Après le témoignage par vidéo de Melinda Gates, deux thèmes ont été retenus pour cet après-midi de débats au ministère des affaires étrangères et du développement international : les droits sexuels et reproductifs et les violences faites aux femmes. L’état des lieux fait par les éminents intervenantes venant de plusieurs pays du monde  fut  implacable sur les deux sujets intitulés « Pour un droit universel à la santé sexuelle et reproductive » et, « Prévenir, agir et se reconstruire : les défis de la lutte contre les violences faites aux femmes ».

Le LIVRE BLANC est une initiative des Femmes Leaders sur l’objectif de garantir un environnement sain et une santé meilleure, lors de la présidence de la COP 22 par le Maroc. L’idée a été lancée pendant la COP 21 par plusieurs associations de femmes. En effet, bien que nous soyons tous concernés par le réchauffement climatique, ce sont les femmes et les enfants, populations dites vulnérables, qui sont les plus exposées et concernées par son impact en terme de risque sanitaire.

Il est une incitation, pour donner une impulsion à l’engagement de tous, des différents acteurs internationaux, gouvernementaux, non gouvernementaux et territoriaux.

Le livre blanc constitue des témoignages sur l’action de la Femme dans les pays développés comme dans les pays en développement, dans les pays du Nord comme dans les pays du Sud. C’est aussi le lancement de l’appel des organisations de la société civile française et marocaine pour de nouvelles contributions, dans le cadre de leurs actions de mobilisation sur la thématique : « Femmes Santé Climat de la COP 22 à la COP23 ».

Beaucoup de travaux sont encore nécessaires pour que la journée internationale des droits des femmes n’ait plus de raison d’être. Aujourd’hui, le combat pour plus d’égalité entre les femmes et les hommes reste une priorité. Heureusement, la thématique des droits de la femme est déclinée par les regards multiples de chercheur-e-s, de responsables politiques, de militant-e-s de terrain, etc. qui fera qu’année après année les droits des femmes seront une évidence, et le combat un souvenir.

ABU DHABI : « REIMAGINER LE FUTUR : façonner notre monde »

Parce que « façonner l’avenir n’est pas un luxe, mais c’est le seul choix que nous avons », cinquante-quatre Etats comprenant des leaders politiques, des représentants de gouvernement, des représentants du secteur privé, des chefs d’organisations internationales, des scientifiques, des inventeurs et des jeunes, ont été représentés à la conférence mondiale des femmes parlementaires qui s’est tenue le 12 et le 13 décembre 2016, à Abu Dhabi, capitale des Émirats Arabes Unis.

       

La Dr Amal Al Qubaisi, première femme à diriger une assemblée parlementaire dans le monde arabe a souligné le rôle des femmes législatrices dans le dialogue international pour relever les défis futurs. «Les femmes sont le cœur de toute société, les plus grands investisseurs dans la paix et la sécurité, et les plus grandes défenseuses des intérêts des générations futures.» a-t-elle déclaré.

Le Grand Imam Dr Ahmed Al Tayeb a cité les grands défis auxquels est confronté le monde aujourd’hui dont le plus important est le fléau du terrorisme, ensuite les politiques qui fragmentent et détruisent les pays stables qui sont transformés en champs de guerres par procuration et marchés faciles pour vendre des armes, et pour finir l’autonomisation des femmes.Il a insisté sur le maintien des valeurs morales et religieuses : « On ne peut pas remplacer les religieux par des scientifiques sans affecter l’évolution naturelle des choses », a-t-il conclu.

Pour faire progresser la paix et la sécurité, les parlements décident de s’unir pour combattre la terreur et aider à enrayer ses causes profondes.Un consensus a été dégagé sur la capacité des femmes à traiter les conflits et le fait que les parlements mondiaux puissent travailler ensemble à travers les domaines politiques et les groupes religieux pour aborder les méthodes de promotion de la paix et de la sécurité par la tolérance, l’éducation, l’égalité et le dialogue : « protéger et immuniser nos jeunes contre l’influence de l’extrémisme et de la radicalisation rapide, notamment par internet ». Deux idées originales venant de Singapour et de Trinité-et-Tobago sont de « consacrer un jour à tous les élèves pour porter leur tenue ethnique à l’école et pour partager leur culture et leur ascendance les uns avec les autres » et de « célébrer un certain nombre de fêtes religieuses (Eid, Diwali, Noël et Pâques) comme des fêtes nationales ».

Sur les questions géopolitiques, socio-économiques, éducatives, environnementales et technologiques qui façonnent notre avenir et changent le monde, Ray Hammond, auteur britannique et futuriste prédit que« (…) si nous ne cherchons pas collectivement à inclure les plus pauvres du monde, ils deviendront les terroristes de demain». D’après le Dr Michio Kaku, physicien théoricien américain et best-seller la richesse de demain sera l’intelligence artificielle, la biotechnologie et la nanotechnologie ».

Une séance s’est focalisée sur la nécessité d’ « allouer les bonnes ressources aux zones appropriées et de veiller à l’équité entre zone rurale et urbaine », notamment en Afrique.

Sur le pouvoir des médias sociaux,  « le défi est pour les parlementaires de trouver l’équilibre parfait et de combiner le potentiel de la démocratie directe dans les médias sociaux avec notre système de démocratie représentative  » et donc de permettre plus facilement aux gens de communiquer avec leur gouvernement. »

Une des conclusions partagée par tous les participants à ce premier Sommet Mondial des Femmes Présidentes de Parlement est résumée par la Dr Amal Al Qubaisi, sur la nécessitéde construire « des ponts solides entre les pays pour surmonter la propagation de l’extrémisme violent(…) »

Le message vidéo de Madame Federica Mogherinivice-présidente de la Commission européenne qui soulignait la nécessité de «mettre les hommes à nos côtés», est complété par la citation de Madame Rebecca Alitwala Kadaga, Présidente du Parlement national de l’Ouganda que « Une femme en politique, et la femme change. Beaucoup de femmes, et la politique change. »

La DECLARATION d’ABU DHABI résume les principaux sujets de cet événement et sert de feuille de route pour construire un meilleur avenir. Elle encouragera les gouvernements et les organisations mondiales à adopter des règlements et des politiques qui favoriseront le développement durable, et contribueront à résoudre les conflits armés en atténuant l’extrémisme politique.

Elle met surtout l’accent sur la vision des femmes Présidentes de Parlement du traitement des questions d’intérêt mondial et compile les résultats du sommet et les recommandations finales qui reflètent les tendances politiques, économiques, sociales et environnementales régionales et internationales.