ABU DHABI : « REIMAGINER LE FUTUR : façonner notre monde »

Parce que « façonner l’avenir n’est pas un luxe, mais c’est le seul choix que nous avons », cinquante-quatre Etats comprenant des leaders politiques, des représentants de gouvernement, des représentants du secteur privé, des chefs d’organisations internationales, des scientifiques, des inventeurs et des jeunes, ont été représentés à la conférence mondiale des femmes parlementaires qui s’est tenue le 12 et le 13 décembre 2016, à Abu Dhabi, capitale des Émirats Arabes Unis.

       

La Dr Amal Al Qubaisi, première femme à diriger une assemblée parlementaire dans le monde arabe a souligné le rôle des femmes législatrices dans le dialogue international pour relever les défis futurs. «Les femmes sont le cœur de toute société, les plus grands investisseurs dans la paix et la sécurité, et les plus grandes défenseuses des intérêts des générations futures.» a-t-elle déclaré.

Le Grand Imam Dr Ahmed Al Tayeb a cité les grands défis auxquels est confronté le monde aujourd’hui dont le plus important est le fléau du terrorisme, ensuite les politiques qui fragmentent et détruisent les pays stables qui sont transformés en champs de guerres par procuration et marchés faciles pour vendre des armes, et pour finir l’autonomisation des femmes.Il a insisté sur le maintien des valeurs morales et religieuses : « On ne peut pas remplacer les religieux par des scientifiques sans affecter l’évolution naturelle des choses », a-t-il conclu.

Pour faire progresser la paix et la sécurité, les parlements décident de s’unir pour combattre la terreur et aider à enrayer ses causes profondes.Un consensus a été dégagé sur la capacité des femmes à traiter les conflits et le fait que les parlements mondiaux puissent travailler ensemble à travers les domaines politiques et les groupes religieux pour aborder les méthodes de promotion de la paix et de la sécurité par la tolérance, l’éducation, l’égalité et le dialogue : « protéger et immuniser nos jeunes contre l’influence de l’extrémisme et de la radicalisation rapide, notamment par internet ». Deux idées originales venant de Singapour et de Trinité-et-Tobago sont de « consacrer un jour à tous les élèves pour porter leur tenue ethnique à l’école et pour partager leur culture et leur ascendance les uns avec les autres » et de « célébrer un certain nombre de fêtes religieuses (Eid, Diwali, Noël et Pâques) comme des fêtes nationales ».

Sur les questions géopolitiques, socio-économiques, éducatives, environnementales et technologiques qui façonnent notre avenir et changent le monde, Ray Hammond, auteur britannique et futuriste prédit que« (…) si nous ne cherchons pas collectivement à inclure les plus pauvres du monde, ils deviendront les terroristes de demain». D’après le Dr Michio Kaku, physicien théoricien américain et best-seller la richesse de demain sera l’intelligence artificielle, la biotechnologie et la nanotechnologie ».

Une séance s’est focalisée sur la nécessité d’ « allouer les bonnes ressources aux zones appropriées et de veiller à l’équité entre zone rurale et urbaine », notamment en Afrique.

Sur le pouvoir des médias sociaux,  « le défi est pour les parlementaires de trouver l’équilibre parfait et de combiner le potentiel de la démocratie directe dans les médias sociaux avec notre système de démocratie représentative  » et donc de permettre plus facilement aux gens de communiquer avec leur gouvernement. »

Une des conclusions partagée par tous les participants à ce premier Sommet Mondial des Femmes Présidentes de Parlement est résumée par la Dr Amal Al Qubaisi, sur la nécessitéde construire « des ponts solides entre les pays pour surmonter la propagation de l’extrémisme violent(…) »

Le message vidéo de Madame Federica Mogherinivice-présidente de la Commission européenne qui soulignait la nécessité de «mettre les hommes à nos côtés», est complété par la citation de Madame Rebecca Alitwala Kadaga, Présidente du Parlement national de l’Ouganda que « Une femme en politique, et la femme change. Beaucoup de femmes, et la politique change. »

La DECLARATION d’ABU DHABI résume les principaux sujets de cet événement et sert de feuille de route pour construire un meilleur avenir. Elle encouragera les gouvernements et les organisations mondiales à adopter des règlements et des politiques qui favoriseront le développement durable, et contribueront à résoudre les conflits armés en atténuant l’extrémisme politique.

Elle met surtout l’accent sur la vision des femmes Présidentes de Parlement du traitement des questions d’intérêt mondial et compile les résultats du sommet et les recommandations finales qui reflètent les tendances politiques, économiques, sociales et environnementales régionales et internationales.

 

Voeux Afrique du MEDEF

L’Afrique : un  grand continent d’Avenir.

         

L’enthousiasme de Pierre Gattaz, président du MEDEF, depuis sa découverte de l’Afrique en novembre 2015, lors de sa visite au Nigéria, l’a fait qualifier ce continent de « géant » et de « continent de tous les possibles », « où les opportunités sont immenses ».

En ce jeudi 26 janvier, deux semaines après le 27ème Sommet Afrique-France qui s’est déroulé le 13 et 14 janvier à Bamako, le MEDEF international a présenté ses vœux pour l’Afrique, dans l’enceinte du siège de l’Unesco, à Paris. Vœux adressés au continent africain dans sa globalité. En effet, afin de démultiplier les opportunités d’échanges informels et rendre plus efficaces toutes les actions menées et à venir sur l’ensemble du continent Afrique, il n’y aura plus les comités Afrique Sub-saharienne et Afrique du Nord séparés. Il n’y a plus désormais qu’un seul comité Afrique.

Cette cérémonie s’est déroulée  en présence des ambassadeurs des pays africains en France, des représentants des pouvoirs publics français, des présidents de Conseil de chefs d’entreprises bilatéraux de Medef International et des entreprises françaises implantées en Afrique. Pierre Gattaz, qui n’a découvert l’Afrique qu’en novembre 2015 lors de son voyage au Nigeria, a émis trois souhaits. Le premier: « avoir avec nos partenaires africains une vision ambitieuse de l’Afrique et de la France ». Le deuxième: « devoir jouer collectif et donner la priorité aux actions concrètes et de terrain ». Enfin le troisième: « prendre la jeunesse et l’entrepreneuriat comme étant des axes déterminants de notre avenir ».

Réaliste, Patrice Fonlladosa, président du comité Afrique du Medef International, déclare qu’« il faut, plus que jamais, oser l’Afrique, aux côtés des chefs d’entreprises et entrepreneurs africains, et créer de nouveaux partenaires innovants »« Ils déboucheront sur des emplois stables et qualifiés, en France et en Afrique, et nous permettront de remporter le défi d’une croissance inclusive.» conclut-il.

Les discours officiels se retrouvent dans les échanges riches,  cordiaux et confiants entre les invités. L’Afrique étant  une des grandes priorités du Medef, les chefs d’entreprise suivent, conscients que l’environnement des affaires est devenu propice pour « créer des emplois durables et des entreprises locales « , et motivés par la prévision d’une population africaine de plus d’un milliard d’habitants d’ici 2050.

Des vœux 2017 pour lesquels les chefs d’entreprises français souhaitent, en partenariat avec toutes les instances, y compris l’apport des diasporas désireuses de travailler avec leurs pays d’origine, « obtenir l’ambition de saisir en Afrique toutes les opportunités innombrables, allant de la transformation des matières premières, en passant par les transports, l’énergie, les infrastructures, jusqu’aux métiers du monde numérique ».