LES NEUF VIES D’ANDRÉ MALRAUX par le Professeur Jean-René BOURREL

Comme tous les hommes de génie, André Malraux avait eu plusieurs vies, et avait une personnalité complexe. Nait à Paris en 1901, il vécut une adolescence pas très heureuse à Bondy, entouré de trois femmes (sa grand-mère, sa mère et la sœur de sa mère).

Elève au lycée Turgot, il se passionne pour le théâtre, pour les romanciers et les poètes : Hugo, Flaubert, Baudelaire, Corneille, Michelet, Loti, Barrès, Nietzsche … et pour la littérature russe, notamment, Tolstoï et Dostoïevski.

Bien qu’ayant abandonné tôt ses études, sa passion pour la lecture fait de lui un véritable bibliophile. Joignant ainsi l’utile à l’agréable, il commence à gagner sa vie en chinant des livres anciens chez les bouquinistes. Ce fut l’une de ses neuf vies !

Jean-René Bourrel raconte une anecdote sur un trait de caractère d’André Malraux : il avait comme habitude d’arriver toujours plus tôt aux rendez-vous. Ainsi lors de l’inauguration de la métamorphose du métro « Louvre » qui fut à son initiative, comme ministre des affaires culturelles, il arriva « bien avant l’heure ». Il fit et finit sa visite tout seul, puis … partit avant l’arrivée des autres personnalités venues pour l’inauguration officielle. Ce qui, longtemps, fit dire que Malraux n’était pas présent à l’inauguration …

Il plut d’emblée au général de Gaulle, qui conseilla à Michel Debré, son Premier ministre, de créer pour lui un ministère des « Affaires culturelles ». Poste qu’il occupa pendant dix ans, malgré l’inimitié des autres ministres, comme Debré, Pompidou ou Giscard.

La création des Maisons de la Culture, qui incarna le mieux l’histoire d’André Malraux, lui permit d’être qualifié  de « Ministre du rayonnement culturel ».

Avant tout cela, il fut « écrivain-aventurier » et se disait aussi chercheur. Une usurpation de titre qui lui permit de « s’approcher » de statues qu’on lui reprocha plus tard d’avoir  « ramené » en France. Il fut combattant de terrain, ambassadeur de la culture française, ainsi que directeur artistique chez Gallimard … Il démentit l’accusation d’avoir trahi la gauche en publiant en 1934 « La condition humaine ».

Il fut aussi  orateur, spécialisé dans les éloges funèbres, dont celui célèbre lors de l’entrée des cendres de Jean Moulin au Panthéon.

A la mort de ses deux fils en 1961, Malraux tomba dans une sorte de dépression. Ses détracteurs  lâchèrent leurs attaques sur les travaux qu’il avait entrepris. A partir de 1969, l’urbanisme devint une chasse gardée de Pompidou.

Pour comprendre ses multiples vies, le Dictionnaire André Malraux publié par les classiques Garnier, invite chacun de nous à recomposer la personnalité de Malraux et à sillonner dans les labyrinthes de sa vie et de son œuvre.

En ces temps d’élection, une de ses citations célèbres fut : « Il n’y aura pas de gaullisme après le général de Gaulle »…

 

Chine : Liu Yilin

Liu Yilin artiste, spirituel et … engagé

Célèbre en Chine, Liu Yilin est un artiste autodidacte complet : peintre, calligraphe, écrivain et sculpteur. Les mois passés en France pour présenter pour la première fois ses œuvres en Europe, n’ont pas altéré les trois valeurs qui l’animent : Paix, Piété filiale et Respect. L’homme inspire la sérénité. Sérénité qu’il dit avoir acquise par le fait de s’être retiré du « bruit » de Pékin et de prendre ses inspirations dans le silence des montagnes où il vit, en Chine. Je lui attribue d’emblée une similitude avec Zarathoustra. Ce qui l’a beaucoup amusé …

Comme lui, ses œuvres sont gaies, joyeuses, ludiques et colorées. Les sculptures monumentales stylisées en bronze, chacune représentant l’un des douze signes du zodiaque, avec l’indication de ses caractéristiques, et les années auxquelles il correspond  sont exposées sous la canopée des Halles. Le calendrier lunaire encore utilisé dans de nombreux pays comme le Viet Nam ou la Chine, est placée chaque année sous le signe d’un animal du zodiaque : Rat, Bœuf, Tigre, Lièvre, Dragon, Serpent, Cheval, Chèvre, Singe, Coq, Chien et cochon. Depuis le 28 janvier 2017, c’est l’année du Coq. Sachant que le coq est le symbole de la France, un Coq rouge est exposé à l’entrée de la Mairie du 1er arrondissement de Paris.

Sa démarche a un caractère culturel mais aussi civique, car dit-il « les jeunes chinois ont tendance à oublier les douze signes du zodiaque chinois ». Influencé par le Bouddhisme et le Taoïsme, LIU Yilin fait passer quatre pensées à travers ses œuvres : les aînés portent le message, le pardon est le berceau de la tolérance, les deux hémisphères de la planète se complètent et l’Homme qui ne cherche rien est un Sage.

JAPON : Rituel Shintoïste

ART DE VIVRE et SPIRITUALITE JAPONAISE

La maison du saké

« Si je dis que là-bas la politesse est une religion, je fais entendre qu’il y a en elle quelque chose de sacré ; l’expression doit être dévoyée de façon à suggérer que la religion n’est qu’une politesse, ou mieux encore : que la religion a été remplacée par la politesse. » (Roland Barthes, sur le Japon)

En ce beau dimanche d’hiver, la maison du saké située au centre de Paris (11, rue Tiquetonne, Paris 2ème) est remplie d’un monde curieux et intéressé pour assister au rituel de présentation d’un nouveau saké.

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JAPON : Iwate, la maison du Saké

Environ une fois par mois, la société Pasona Noentai, présidée par Monsieur Kosuke Tanaka et représentée par Madame Sato Megumi, organise une visite du Japon Gastronomique, par la présentation des produits des différentes régions du Japon.

Ce 16 janvier fut donc, à la demande de sa préfecture la promotion de la région de IWATE : sa gastronomie, son saké et son artisanat.

La situation de Iwate dans la partie nord-est de l’archipel japonais, un des meilleurs terrains de pêche au monde, a certainement influencé sa gastronomie. Le Chef Ito, propriétaire d’un restaurant français à Iwate est venu nous faire la démonstration de cette cuisine succulente et raffinée.

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