ENERGY OBSERVER, le premier navire hydrogène autonome en énergie et zéro émission

Communiqué de presse :

            

Energy Observer baptisé à Paris, première escale de son odyssée autour du monde
Energy Observer, le premier navire hydrogène autonome en énergie et zéro émission, a été baptisé ce jeudi à Paris en présence d’Anne Hidalgo, Maire de la ville de Paris, de Nicolas Hulot, Ministre de la transition écologique et solidaire et parrain d’Energy Observer, de Florence Lambert, Directrice du CEA-Liten et marraine du bateau et de Bertrand Piccard, Président de la Fondation Solar Impulse. Escale inaugurale d’une odyssée de six ans autour du monde, la capitale française accueille Energy Observer jusqu’au 15 juillet prochain.
Après avoir quitté Saint-Malo, son port d’attache, le 26 juin, Energy Observer a mis le cap sur Paris, où il fait escale du 4 au 16 juillet avant de partir pour une odyssée de six ans autour du monde. Au programme : 101 étapes dans 50 pays, avec pour ambition de prouver qu’un futur plus respectueux de l’Homme et de son environnement est possible.

Le premier navire hydrogène autour du monde

Après une carrière dans la course au large sous différents noms, le catamaran, propulsé grâce aux énergies renouvelables et à l’hydrogène, est un véritable pionnier du monde énergétique de demain. « Energy Observer est bateau de course de légende, qui a été reconditionné en bateau du futur », explique Victorien Erussard, capitaine et président d’Energy Observer. « L’hydrogène, énergie propre par excellence, est au cœur de notre projet. Le bateau produira son propre hydrogène à partir de l’eau de la mer grâce à un système énergétique complet permettant d’utiliser plusieurs sources d’énergies renouvelables à bord, sans impacter l’environnement. Le défi de ce bateau est de viser l’autonomie énergétique. Nous espérons contribuer à l’accélération de la transition énergétique, en inspirant les entreprises, les collectivités, les états et les citoyens en leur montrant qu’un futur plus propre est possible grâce à l’innovation technologique, et notamment l’architecture énergétique développée par le CEA-Liten  », ajoute-t-il.

« Nous sommes en route vers une vraie révolution énergétique. Ce bateau c’est un veritable accélérateur de technologies, de la recherche, vers l’industrie. C’est un laboratoire vivant et naviguant, qui va à la fois permettre de tester dans un environnement naturel difficile les technologies développées par le CEA-Liten, trouver des solutions contre le réchauffement climatique et à terme deviendront un vecteur d’emploi vert », commente de son côté Florence Lambert, directrice du CEA-Liten, laboratoire pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux.

Une Calypso des temps modernes

Tout au long de son odyssée, Energy Observer partira à la rencontre des hommes et des femmes qui s’engagent. Il jouera également un rôle de véritable média à travers la création de documentaire pour inspirer et engager dans la transition écologique. « Ce projet est un moyen de passer du constat à l’action, et de reprendre la tradition de l’exploration en l’abordant de manière totalement différente. Aujourd’hui, on veut ouvrir les voies vers un futur plus propre et partager les solutions avec le plus grand nombre à travers des documentaires, du contenu web, les réseaux sociaux ou encore les villages implantés à chacune de nos escales. Notre mission est d’aller à la découverte de toutes les solutions innovantes pour la planète, et à la rencontre de tous ceux qui apportent leur pierre à l’édifice » souligne Jérôme Delafosse, chef d’expédition d’Energy Observer et réalisateur de documentaires

Un baptême sous le soleil parisien

Energy Explorer a été baptisé jeudi après-midi à Paris, en présence de Victorien Erussard, Anne Hidalgo, Nicolas Hulot, Jérôme Delafosse, des partenaires du projet et de Bertrand Piccard, Président de la Fondation Solar Impulse, qui a profité de l’occasion pour offrir à Victorien Erussard le compas qui l’a accompagné tout au long de son tour du monde. « Energy Observer met, tout comme Solar Impulse, l’exploration au service d’une meilleure qualité de vie. Il faut entrainer les gens vers l’avenir en leur montrant les solutions au lieu de les déprimer. J’ai transmis le hashtag #futureisclean de Solar Impulse à Energy Observer mais également le compas du cockpit de Solar Impluse. Ce compas m’a donné le cap à suivre et témoigne aujourd’hui de la confiance que je porte à ce projet. »

« Paris est une ville qui concentre l’innovation et l’envie d’inventer l’avenir, avec des solutions d’avenir. Il y a une volonté des habitants d’être proactifs dans les villes comme Paris. Nous ne sommes pas condamnés à ce que demain soit pire qu’hier. Je suis convaincue que demain sera meilleur, car il y aura plus de respect pour la planète et les humains que nous sommes » a déclaré Anne Hidalgo, Maire de la Ville de Paris, qui s’est réjouit d’accueillir la première escale du bateau.

« Ce que j’aime dans ce projet c’est qu’il arrive à réconcilier écologie, technologie et économie. On entre enfin dans la modernité. Mais surtout, l’ambition d’Energy Observer est de vaincre les scepticismes et c’est pour cela que j’ai choisi de les soutenir. Il faut avoir foi en l’avenir parce que la révolution énergétique est en cours » a conclut Nicolas Hulot.

Energy Observer, qui est amarré à Paris jusqu’au 15 juillet prochain, partira ensuite pour son tour de France qui durera toute l’année.

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À propos de Energy Observer

Energy Observer est le premier navire à hydrogène autonome en énergie zéro émission propulsé aux énergies renouvelables : 120m2 de panneaux photovoltaïques, 2 éoliennes à axe vertical, 1 aile de traction intelligente qui alimenteront 2 moteurs électriques convertibles en hydrogénérateurs. Energy Observer est le premier bateau au monde capable de produire son hydrogène à partir de l’eau de mer grâce à la mixité énergétique. Le chantier a été lancé en 2015. Le 26 juin 2017, Energy Observer a quitté Saint-Malo, son port d’attache, pour entamer un tour du monde de six ans, qui commence par une série d’escales françaises lancée à Paris cet été et qui s’achèvera à Monaco en décembre prochain.

Communiqué – Le village Energy Observer a ouvert ses portes à Paris
07 juillet 2017 – 16h19

Après un baptême en grandes pompes hier, en présence de Nicolas Hulot Ministre de la Transition écologique et solidaire et parrain, de Florence Lambert, Directrice du CEA-Liten et marraine du bateau et de Bertrand Piccard, Président de la Fondation Solar Impulse, le village Energy Observer à ouvert ses portes ce vendredi à Paris, Port du Gros Caillou (7è). Jusqu’au 15 juillet, Victorien Erussard, capitaine, Jérôme Delafosse, chef d’expédition et toute l’équipe du premier navire hydrogène autour du monde accueillent les visiteurs sous deux dômes d’exposition qui délivrent tous les secrets de l’Odyssée pour le futur.

© Jérémy Bidon / Energy Observer
En escale à Paris, la première de son tour du monde zéro émission, Energy Observer ne passe par inaperçu sur la Seine, en voisin de quai des bateaux mouches. Pour répondre aux nombreuses questions du grand public, deux dômes d’exposition sont installés à proximité sur bateau, sur un village entièrement dédié au projet et ouvert depuis ce vendredi midi. Caractéristiques techniques, schéma énergétique, programme, parcours, mission, exploration, maquette… tout y est expliqué, détaillé, documenté, avec à la clé une expérience de réalité virtuelle inoubliable.

Le village Energy Observer (port du Gros Caillou – Paris 7è) sera ouvert au public, jusqu’au samedi 15 juillet, de 12 heures à 18 heures en semaine, le week-end de 10 heures à 18 heures, fermé le 14 juillet toute la journée. A noter qu’Energy Observer quittera Paris pour une nouvelle escale le 15 juillet à 17h30. L’occasion pour les parisiens et visiteurs de saluer l’équipage au moment où il larguera les amarres.

Le catamaran Energy Observer est parfaitement visible depuis le quai au port du Gros Caillou, mais ne sera pas ouvert à la visite pour le grand public.

Célébration de la journée internationale des droits des femmes, célébrée tous les 8 mars

 

            

« DONNEZ-MOI DES FEMMES PLEINES DE SAGESSE, POUR CONSTRUIRE UNE NATION BELLE ET SOLIDE »

Jamais cette citation instillée à l’envi par les aïeules à toutes les filles de mon pays, n’a eu meilleure résonnance, que pendant la journée internationale des droits des femmes, célébrée tous les 8 mars. Cette année la journée du 8 mars était célébrée par la présentation du « LIVRE BLANC » à l’Ambassade du Maroc en France, et du « SERMENT DE PARIS » au Ministère des Affaires Etrangères.

Le SERMENT DE PARIS a été initié parce que chaque jour encore, sur tous les continents, les droits des femmes sont bafoués, et que des femmes demeurent les victimes d’inégalités et de violences. Face à toutes ces injustices, la seule réponse possible est la mobilisation générale. C’est le premier sens de la journée du 8 mars. Dans son discours d’ouverture, Jean-Marc Ayrault a assuré sur la mobilisation du gouvernement français pour le droit des femmes, y compris en France, où de nombreux efforts sont encore indispensables en matière d’éducation, de formation et d’intégration professionnelle. Il a rappelé, en cette journée du 8 mars, la nécessité d’agir, toujours plus et ensemble, pour faire advenir l’égalité réelle.

En effet, dans le monde, 35% de femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles durant leur vie et au cours des dix prochaines années, 30 millions de femmes risquent d’être victimes de mutilations sexuelles. Face à ces maux, face à la nécessité de changer nos sociétés et nos mentalités, la France s’est engagée avec conviction par « Le Serment de Paris », à ce que les femmes puissent avoir accès à tous les moyens existants pour s’émanciper et s’autonomiser, et qu’elles doivent avoir les mêmes droits et les mêmes opportunités que les hommes. Ce qu’elle fait déjà en Tunisie, au Sénégal, en République démocratique du Congo, dans la zone sahélienne ou encore en Syrie, et elle le fait aussi en Europe.

Laurence Rossignol, Ministre en charge de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes a ouvert la table ronde et présenté le Serment de Paris en abordant le sujet « des féministes engagées pour les droits des femmes ».

Après le témoignage par vidéo de Melinda Gates, deux thèmes ont été retenus pour cet après-midi de débats au ministère des affaires étrangères et du développement international : les droits sexuels et reproductifs et les violences faites aux femmes. L’état des lieux fait par les éminents intervenantes venant de plusieurs pays du monde  fut  implacable sur les deux sujets intitulés « Pour un droit universel à la santé sexuelle et reproductive » et, « Prévenir, agir et se reconstruire : les défis de la lutte contre les violences faites aux femmes ».

Le LIVRE BLANC est une initiative des Femmes Leaders sur l’objectif de garantir un environnement sain et une santé meilleure, lors de la présidence de la COP 22 par le Maroc. L’idée a été lancée pendant la COP 21 par plusieurs associations de femmes. En effet, bien que nous soyons tous concernés par le réchauffement climatique, ce sont les femmes et les enfants, populations dites vulnérables, qui sont les plus exposées et concernées par son impact en terme de risque sanitaire.

Il est une incitation, pour donner une impulsion à l’engagement de tous, des différents acteurs internationaux, gouvernementaux, non gouvernementaux et territoriaux.

Le livre blanc constitue des témoignages sur l’action de la Femme dans les pays développés comme dans les pays en développement, dans les pays du Nord comme dans les pays du Sud. C’est aussi le lancement de l’appel des organisations de la société civile française et marocaine pour de nouvelles contributions, dans le cadre de leurs actions de mobilisation sur la thématique : « Femmes Santé Climat de la COP 22 à la COP23 ».

Beaucoup de travaux sont encore nécessaires pour que la journée internationale des droits des femmes n’ait plus de raison d’être. Aujourd’hui, le combat pour plus d’égalité entre les femmes et les hommes reste une priorité. Heureusement, la thématique des droits de la femme est déclinée par les regards multiples de chercheur-e-s, de responsables politiques, de militant-e-s de terrain, etc. qui fera qu’année après année les droits des femmes seront une évidence, et le combat un souvenir.

ABU DHABI : « REIMAGINER LE FUTUR : façonner notre monde »

Parce que « façonner l’avenir n’est pas un luxe, mais c’est le seul choix que nous avons », cinquante-quatre Etats comprenant des leaders politiques, des représentants de gouvernement, des représentants du secteur privé, des chefs d’organisations internationales, des scientifiques, des inventeurs et des jeunes, ont été représentés à la conférence mondiale des femmes parlementaires qui s’est tenue le 12 et le 13 décembre 2016, à Abu Dhabi, capitale des Émirats Arabes Unis.

       

La Dr Amal Al Qubaisi, première femme à diriger une assemblée parlementaire dans le monde arabe a souligné le rôle des femmes législatrices dans le dialogue international pour relever les défis futurs. «Les femmes sont le cœur de toute société, les plus grands investisseurs dans la paix et la sécurité, et les plus grandes défenseuses des intérêts des générations futures.» a-t-elle déclaré.

Le Grand Imam Dr Ahmed Al Tayeb a cité les grands défis auxquels est confronté le monde aujourd’hui dont le plus important est le fléau du terrorisme, ensuite les politiques qui fragmentent et détruisent les pays stables qui sont transformés en champs de guerres par procuration et marchés faciles pour vendre des armes, et pour finir l’autonomisation des femmes.Il a insisté sur le maintien des valeurs morales et religieuses : « On ne peut pas remplacer les religieux par des scientifiques sans affecter l’évolution naturelle des choses », a-t-il conclu.

Pour faire progresser la paix et la sécurité, les parlements décident de s’unir pour combattre la terreur et aider à enrayer ses causes profondes.Un consensus a été dégagé sur la capacité des femmes à traiter les conflits et le fait que les parlements mondiaux puissent travailler ensemble à travers les domaines politiques et les groupes religieux pour aborder les méthodes de promotion de la paix et de la sécurité par la tolérance, l’éducation, l’égalité et le dialogue : « protéger et immuniser nos jeunes contre l’influence de l’extrémisme et de la radicalisation rapide, notamment par internet ». Deux idées originales venant de Singapour et de Trinité-et-Tobago sont de « consacrer un jour à tous les élèves pour porter leur tenue ethnique à l’école et pour partager leur culture et leur ascendance les uns avec les autres » et de « célébrer un certain nombre de fêtes religieuses (Eid, Diwali, Noël et Pâques) comme des fêtes nationales ».

Sur les questions géopolitiques, socio-économiques, éducatives, environnementales et technologiques qui façonnent notre avenir et changent le monde, Ray Hammond, auteur britannique et futuriste prédit que« (…) si nous ne cherchons pas collectivement à inclure les plus pauvres du monde, ils deviendront les terroristes de demain». D’après le Dr Michio Kaku, physicien théoricien américain et best-seller la richesse de demain sera l’intelligence artificielle, la biotechnologie et la nanotechnologie ».

Une séance s’est focalisée sur la nécessité d’ « allouer les bonnes ressources aux zones appropriées et de veiller à l’équité entre zone rurale et urbaine », notamment en Afrique.

Sur le pouvoir des médias sociaux,  « le défi est pour les parlementaires de trouver l’équilibre parfait et de combiner le potentiel de la démocratie directe dans les médias sociaux avec notre système de démocratie représentative  » et donc de permettre plus facilement aux gens de communiquer avec leur gouvernement. »

Une des conclusions partagée par tous les participants à ce premier Sommet Mondial des Femmes Présidentes de Parlement est résumée par la Dr Amal Al Qubaisi, sur la nécessitéde construire « des ponts solides entre les pays pour surmonter la propagation de l’extrémisme violent(…) »

Le message vidéo de Madame Federica Mogherinivice-présidente de la Commission européenne qui soulignait la nécessité de «mettre les hommes à nos côtés», est complété par la citation de Madame Rebecca Alitwala Kadaga, Présidente du Parlement national de l’Ouganda que « Une femme en politique, et la femme change. Beaucoup de femmes, et la politique change. »

La DECLARATION d’ABU DHABI résume les principaux sujets de cet événement et sert de feuille de route pour construire un meilleur avenir. Elle encouragera les gouvernements et les organisations mondiales à adopter des règlements et des politiques qui favoriseront le développement durable, et contribueront à résoudre les conflits armés en atténuant l’extrémisme politique.

Elle met surtout l’accent sur la vision des femmes Présidentes de Parlement du traitement des questions d’intérêt mondial et compile les résultats du sommet et les recommandations finales qui reflètent les tendances politiques, économiques, sociales et environnementales régionales et internationales.

 

RUSSIE : Révolution de 1917

L’Institut de la Démocratie et de la Coopération a initié une conférence sur le thème : « Février 1917 cent ans après : la révolution qui ébranla la Russie ».

Natalia NAROTCHNITSKAÏA, présidente de l’IDC fut l’éminente modérateur des différentes interventions passionnantes et passionnées des trois intervenants dont, le professeur émérite François-Xavier Coquinle Député à la Douma et doyen de la faculté d’administration publique à l’Université d’État de Moscou Vyatcheslav Nikonov et, Olga Pavlenko, professeur à l’Université des Sciences humaines de Moscou. Le film présenté, a donné plus d’éclairage encore aux personnes présentes.

LES NEUF VIES D’ANDRÉ MALRAUX par le Professeur Jean-René BOURREL

Comme tous les hommes de génie, André Malraux avait eu plusieurs vies, et avait une personnalité complexe. Nait à Paris en 1901, il vécut une adolescence pas très heureuse à Bondy, entouré de trois femmes (sa grand-mère, sa mère et la sœur de sa mère).

Elève au lycée Turgot, il se passionne pour le théâtre, pour les romanciers et les poètes : Hugo, Flaubert, Baudelaire, Corneille, Michelet, Loti, Barrès, Nietzsche … et pour la littérature russe, notamment, Tolstoï et Dostoïevski.

Bien qu’ayant abandonné tôt ses études, sa passion pour la lecture fait de lui un véritable bibliophile. Joignant ainsi l’utile à l’agréable, il commence à gagner sa vie en chinant des livres anciens chez les bouquinistes. Ce fut l’une de ses neuf vies !

Jean-René Bourrel raconte une anecdote sur un trait de caractère d’André Malraux : il avait comme habitude d’arriver toujours plus tôt aux rendez-vous. Ainsi lors de l’inauguration de la métamorphose du métro « Louvre » qui fut à son initiative, comme ministre des affaires culturelles, il arriva « bien avant l’heure ». Il fit et finit sa visite tout seul, puis … partit avant l’arrivée des autres personnalités venues pour l’inauguration officielle. Ce qui, longtemps, fit dire que Malraux n’était pas présent à l’inauguration …

Il plut d’emblée au général de Gaulle, qui conseilla à Michel Debré, son Premier ministre, de créer pour lui un ministère des « Affaires culturelles ». Poste qu’il occupa pendant dix ans, malgré l’inimitié des autres ministres, comme Debré, Pompidou ou Giscard.

La création des Maisons de la Culture, qui incarna le mieux l’histoire d’André Malraux, lui permit d’être qualifié  de « Ministre du rayonnement culturel ».

Avant tout cela, il fut « écrivain-aventurier » et se disait aussi chercheur. Une usurpation de titre qui lui permit de « s’approcher » de statues qu’on lui reprocha plus tard d’avoir  « ramené » en France. Il fut combattant de terrain, ambassadeur de la culture française, ainsi que directeur artistique chez Gallimard … Il démentit l’accusation d’avoir trahi la gauche en publiant en 1934 « La condition humaine ».

Il fut aussi  orateur, spécialisé dans les éloges funèbres, dont celui célèbre lors de l’entrée des cendres de Jean Moulin au Panthéon.

A la mort de ses deux fils en 1961, Malraux tomba dans une sorte de dépression. Ses détracteurs  lâchèrent leurs attaques sur les travaux qu’il avait entrepris. A partir de 1969, l’urbanisme devint une chasse gardée de Pompidou.

Pour comprendre ses multiples vies, le Dictionnaire André Malraux publié par les classiques Garnier, invite chacun de nous à recomposer la personnalité de Malraux et à sillonner dans les labyrinthes de sa vie et de son œuvre.

En ces temps d’élection, une de ses citations célèbres fut : « Il n’y aura pas de gaullisme après le général de Gaulle »…

 

Laurent GERRA

La soirée de présentation du livre de Laurent Gerra « Lettres cachées de François M à Anne » et de Philippe Chevalier « Les Français et moi », a été présenté par Nelson Montfort.

Comme de bien entendu la soirée fut gaie et animée. L’assistance nombreuse, était curieuse du mode de fonctionnement des deux humoristes : comment ils concevaient leurs spectacles, physiquement et vocalement les performances de Laurent Gerra ont intrigué plusieurs personnes de l’assistance. Leurs relations avec les personnages qu’ils interprétaient étaient un sujet très vivant qui ont retenu l’attention de tous. Les deux humoristes ont répondu « sérieusement » aux questionnements de tous et, se sont pliés gentiment à la séance de dédicace … obligatoire.

Chine : Liu Yilin

Liu Yilin artiste, spirituel et … engagé

Célèbre en Chine, Liu Yilin est un artiste autodidacte complet : peintre, calligraphe, écrivain et sculpteur. Les mois passés en France pour présenter pour la première fois ses œuvres en Europe, n’ont pas altéré les trois valeurs qui l’animent : Paix, Piété filiale et Respect. L’homme inspire la sérénité. Sérénité qu’il dit avoir acquise par le fait de s’être retiré du « bruit » de Pékin et de prendre ses inspirations dans le silence des montagnes où il vit, en Chine. Je lui attribue d’emblée une similitude avec Zarathoustra. Ce qui l’a beaucoup amusé …

Comme lui, ses œuvres sont gaies, joyeuses, ludiques et colorées. Les sculptures monumentales stylisées en bronze, chacune représentant l’un des douze signes du zodiaque, avec l’indication de ses caractéristiques, et les années auxquelles il correspond  sont exposées sous la canopée des Halles. Le calendrier lunaire encore utilisé dans de nombreux pays comme le Viet Nam ou la Chine, est placée chaque année sous le signe d’un animal du zodiaque : Rat, Bœuf, Tigre, Lièvre, Dragon, Serpent, Cheval, Chèvre, Singe, Coq, Chien et cochon. Depuis le 28 janvier 2017, c’est l’année du Coq. Sachant que le coq est le symbole de la France, un Coq rouge est exposé à l’entrée de la Mairie du 1er arrondissement de Paris.

Sa démarche a un caractère culturel mais aussi civique, car dit-il « les jeunes chinois ont tendance à oublier les douze signes du zodiaque chinois ». Influencé par le Bouddhisme et le Taoïsme, LIU Yilin fait passer quatre pensées à travers ses œuvres : les aînés portent le message, le pardon est le berceau de la tolérance, les deux hémisphères de la planète se complètent et l’Homme qui ne cherche rien est un Sage.